
Chambre d'agriculture des Alpes-Maritimes
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Les Alpes-Maritimes sont connues pour leur richesse faunistique, dont la proximité avec l’agriculture pose parfois des problèmes de cohabitation.
Malgré une légère diminution des dégâts de gibier sur le département, ils demeurent sérieux en raison d’une importante population de sangliers.
L’autre espèce incriminée est le cerf qui consomme l’herbe des prairies et les jeunes céréales lors de la repousse de printemps, obérant les futurs rendements fourragers.

Les dégâts
Les dégâts occasionnés par le sanglier représentent 144 000 € d’indemnisation, soit 80 % des indemnisations annuelles versées par la Fédération départementale des chasseurs des Alpes-Maritimes. Cette proportion est comparable au niveau national.
Le sanglier, omnivore, est réparti sur la majeure partie du territoire départemental. Il s’attaque aux cultures les plus diverses mais aussi aux installations.
Dans les exploitations maraîchères, ils déterrent et consomment les jeunes plants, les racines et tubercules, retournent et labourent les semis, détériorent les tuyaux et buses d’arrosage et déchirent les plastiques des tunnels pour atteindre les cultures.
Le phénomène de labour se retrouve sur les prairies et les céréales à paille. Il est préjudiciable en prairies naturelles car il entraîne une perte de la diversité floristique.
En arboriculture, trufficulture, oléiculture et viticulture, le sanglier consomme les fruits en détériorant les arbres (branches et écorces) et les éventuelles installations (filets de récolte en oléiculture).
Si le sanglier est quasi omniprésent sur le territoire, il existe deux zones sur le département qui concentrent la moitié des indemnisations :
- les cantons de Saint-Auban et Coursegoules
- le secteur niçois.
La zone niçoise, péri-urbaine, est propice à la prolifération du sanglier qui prospère dans les vallons embroussaillés. La proximité des habitations ne permet pas la chasse. Il représente aussi un danger pour la circulation avoisinante.
Pour ces raisons, il est classé nuisible sur les communes du littoral.
Le renard demeure une menace pour l’élevage avicole. Espèce non protégée, il peut être chassé pendant la période d’ouverture.
Hors cette période, il est considéré aujourd’hui nuisible sur le département des Alpes-Maritimes, dans un rayon de 100 mètres autour des élevages avicoles et des poulaillers particuliers. Cette classification permet le piégeage de l’animal dans le périmètre autorisé.
Le piégeage du renard doit être effectué par une personne agréée. Seuls les assureurs indemnisent les pertes dues aux renards car il n’est pas considéré comme un gibier.
La Chambre d’agriculture et la FDSEA ont évalué l’importance des pertes économiques liées au renard, auprès des agriculteurs : 40 000 € / an. Cette étude a permis d’obtenir la qualification du renard comme nuisible sur le département (arrêté préfectoral du 7 juillet 2009).
Fédération des chasseurs 06
Contact :
Sabine Ghibaudo
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