Chambre d'agriculture des Alpes-Maritimes
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Chambre d'agriculture des Alpes-Maritimes
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Un bouquet "Saveurs et fraicheur" des Alpes-Maritimes

Les avortements en élevage de petits ruminants

Ils apparaissent en général en fin de gestation. Ils s'accompagnent d'une mortinatalité élevée. Il est admis que 2% des animaux avortent chaque année. Le taux d'alerte est fixé à 4%.
Les avortements sont une perte économique directe. Ils représentent un risque pour l'homme puisque certaines maladies lui sont transmissibles (toxoplasmose, fièvre Q).

Les principales causes d'avortements

  • Stress : transports, manipulations, traumatismes
  • Médicamenteuses
  • Alimentaires : toxémie, acidose, phyto estrogènes, exces d'azote soluble, carences, intoxications, aliments moisis)
  • Parasitaires : toxoplasmose, strongylose, douves, paramphistome...
  • Infectieux : samonellose, chlamydiose, fièvre Q, brucellose, border disease , listeriose

 Parmi toutes ces causes, celles d'origine infectieuses (bactérienne ou virales) et parasitaires (toxoplasmose) sont les plus redoutables parce qu'elles sont  contagieuses  difficiles à combattre,  persistantes par le biais d'animaux asymptomatiques mais excréteurs  et parfois transmissibles à l'homme.


Limiter les avortements

1/  Connaitre la cause est indispensable pour mettre en place le traitement curatif, et pour élaborer une statégie préventive pour la campagne suivante :
Le recours aux analyses en laboratoire est un passage nécessaire pour poser un diagnostic : soit ces analyses font appel à des méthodes directes (recherche de l'agent à partir de placentas, d'avortons..) ou indirectes(recherche des anticorps dans des prélèvements sanguins, sur un minimum de 5 animaux). L'interprétation des résultats est souvent délicate, les causes recensées peuvent être multiples (souvent sont associées chlamydiose, salmonellose et toxoplasmose).

Mettre en place une lutte préventive par  :

  • une bonne conduite d'élevage (alimentation saine et eau de bonne qualité, transitions alimentaires réfléchies, connaissance et maitrise du parasitisme)
  • un bâtiment adapté et assurant le bien-être des animaux
  • une gestion rigoureuse des introductions(statut du cheptel d'origine, respect du délai de quarantaine, tests de dépistage sur les animaux achetés)
  • une élimination ou éloignements des vecteurs potentiels de maladies (chats pour la toxoplasmose par exemple)

Que faire en cas d'avortements élevés?

Connaître la cause est indispensable pour mettre en place le traitement curatif, et aussi pour élaborer une statégie préventive pour la campagne suivante.

Le recours aux analyses en laboratoire est nécessaire pour poser un diagnostic : soit ces analyses font appel à des méthodes directes (recherche de l'agent à partir de placentas, d'avortons..) ou indirectes  (recherche des anticorps dans des prélèvements sanguins, sur un minimum de 5 animaux).
L'interprétation des résultats est souvent délicaten car les causes d'avortement peuvent être multiples. Elles sont souvent associées aux chlamydiose, salmonellose et toxoplasmose.

Conduite à tenir en cas d'élevage infecté :

  • Avertir ses voisins si les animaux peuvent être en contact
  • Intervenir avec des gants pour se protéger
  • Effectuer des prélèvements en vue d'analyse ou les faire effectuer par le vétérinaire
  • Appliquer strictement les mesures d'hygiène préconisées :
              isoler les animaux avortés,
              détruire les produits d'avortements, surtout ne pas les laisser trainer dans la bergerie        
             éviter leur consommation par les chiens, 
             sortir et détruire la litiere et désinfecter

Ces mesures sont contraignantes mais sont seules capables de faire diminuer la pression d'infection.

Une question ? Un conseil ?

Monique Bassoleil

Tél : 04 97 25 76 55

 

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